À propos

Rédactrice — papeterie et écriture japonaises

Je m'appelle Mathilde Saurin et j'écris Papeterie Japonaise. Tout est parti d'un constat idiot : j'avais un stylo plume qui bavait sur tous mes cahiers, jusqu'au jour où j'ai écrit sur un carnet japonais. Même plume, même encre, trait net. Le papier faisait toute la différence, et personne ne l'expliquait clairement en français.

Ce que je fais ici

Je documente la papeterie japonaise telle qu'on l'utilise vraiment : stylos gel et stylos plume (Pilot, Uni-ball, Zebra, Sailor, Platinum), encres, carnets — Hobonichi Techo, Traveler's Notebook, Kokuyo Campus —, papiers fins, washi tape, et l'organisation qui va avec, bullet journal compris. Comparatifs, guides d'achat, explications de vocabulaire, et les repères concrets qui manquent quand on commande depuis la France.

Ma ligne éditoriale

Je teste avant d'écrire, et je préfère dire « ça dépend de votre main » plutôt que d'inventer un classement. Deux choses que je répète souvent parce qu'elles évitent la majorité des mauvaises surprises :

  • Les largeurs de plume japonaises ne sont pas les largeurs européennes. Il n'existe aucune norme internationale sur ces appellations : une F japonaise trace en pratique un trait plus fin qu'une F occidentale, souvent proche d'une EF. C'est un choix d'usage — écriture serrée, caractères denses, papier fin — et non un défaut. Vérifiable simplement : mesurez le trait sur le papier.
  • Un papier fin n'est pas un papier fragile. Les papeteries japonaises jouent sur l'encollage de surface et la longueur des fibres plutôt que sur le grammage. Un papier autour de 50 g/m² comme le Tomoe River reste lisse, souple et difficile à déchirer, là où l'habitude européenne associe qualité et 90–120 g/m².

Un conseil pour commencer

Avant de juger un papier japonais, faites le test qui compte : écrivez avec une plume moyenne ou une encre bien fluide, puis retournez la feuille. Voir l'ombre de votre écriture au verso (show-through) est normal et sans conséquence sur ces grammages. Ce qu'il faut surveiller, c'est la traversée réelle de l'encre (bleed-through) : une tache franche qui rend le verso inutilisable. Un bon papier japonais montre beaucoup du premier et quasiment rien du second — et c'est exactement pour ça qu'il se permet d'être aussi fin.